En berne

Lorsqu’on m’a demandé de tenir un blogue, je croyais naïvement que ce blogue allait simplement contenir mes envolées lyriques et que mes textes n’allaient que chanter la gloire des Bleus dans un esprit partisan, mais jamais axé sur l’attaque.

C’est bien souvent dans la foulée des évènements importants que se distinguent les hommes d’État, ceux qui inspirent, qui transcendent la joute partisane pour s’imposer comme les leaders. Ces leaders, ces hommes d’État viennent prendre le conflit en leur serres tels d’immense oiseaux de proie pour aller finalement régler le cas du problème, au grand bénéfice de la société entière.

La raison pour laquelle ce blogue prendra d’ici quelques paragraphes une saveur vitriolique, une teneur importante de réprimande et un volume de rancoeur important, est justement lié au concept d’homme d’État.

La crise d’Ungava a démontré qu’au gouvernement rouge, les hommes d’État y sont en rupture criante de stock. Alors que la soirée et le drame qui s’y rattache se développait, on a pu voir se pointer la vraie forme des « leaders » rouges. Alors que des vies humaines, animales et un écosystème étaient en jeu, les « cerveaux » dirigeants des Rouges étaient soit absents, soit occupés à vaquer à d’autres tâches de manière pénarde. Lorsque les « éminences grises » des Rouges n’étaient pas en train de ne pas faire leur travail, ils étaient en train de dénigrer les efforts et de ridiculiser les inquiétudes que le chef de l’opposition et moi-même tentions tant bien que mal de mettre sur pied et d’y trouver solutions. Au lieu de saisir la main tendue de notre caucus, le parti rouge, notamment le ministre de la Sécurité publique ainsi que le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, ont plutôt choisi encore une fois d’agir avec toute l’intransigeance qu’on leur connait.

C’est pourquoi je mets mon drapeau en berne, car le gouvernement actuel manque de tous les éléments nécessaires à la gestion d’une crise. Que le manque d’homme d’État est si flagrant que le chef de l’opposition et moi-même, simple député voulant simplement bien faire pour sa circonscription ont été les seuls à agir comme des hommes d’État, et non pas comme des hommes du parti. Je mets le fleurdelisé qui recouvre mon coeur en berne, car tant et aussi longtemps que le régime Fortin continuera d’agir ainsi, nous n’aurons pas d’hommes d’État en place.

Vivement un changement

Francis Beaudry

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