Affaissement de la rue Berri : la poussière retombe, les critiques se lèvent

Par Martin Blais

(c) Simon Vinh

L’ex-premier ministre Marc-Olivier Leblanc en conférence de presse. (c) Simon Vinh

Quelques heures après la tragédie de la rue Berri, l’heure était aux bilans à l’Assemblée nationale. Le gouvernement a eu à répondre de sa façon de gérer la situation dramatique qui a secoué Montréal, vendredi après-midi. Inaction, manque de compétence et de rigueur, tels sont les mots qui ont été choisis par l’opposition pour attaquer les bleus.

«Le premier ministre n’est pas en contrôle», a martelé le député de Masson, Vincent Guérard, pendant un point de presse hier après-midi. «Dès le départ, il n’a pas été présent pour gérer la crise», a-t-il ajouté en faisant référence au délai entre l’effondrement de la chaussée, vers 16h, et la réaction initiale de l’ex-premier ministre aux environs de 18h.

Écorché par ses adversaires, le ministre de la métropole Cédric Côté a fini par céder. «J’ai eu un temps de réaction lent, je l’avoue», a-t-il admis devant l’Assemblée. Il a présenté ses excuses à ses collègues et à la population, admettant vivre des moments difficiles. En effet, le ministre est toujours sans nouvelles de son frère disparu, potentiellement en raison de l’incident.

La ministre des Affaires municipales, Mélanie Lemay, a demandé aux médias un temps de parole afin de rectifier des faits. Mme Lemay a fait siller les oreilles des rouges, jeudi soir, quand elle a réagi au communiqué de presse de l’Alliance syndicale pour une représentation forte des employés de l’État (ASRFEÉ). Elle avait alors dit que la manifestation monstre prévue le lendemain, qui a finalement réuni entre 170 000 et 440 000 personnes, de même que les revendications de l’Alliance syndicale constituaient une «crise facilement gérable». Si certains adversaires ont tenté de relier ses propos à la tragédie survenue plus tard en journée, la ministre voulait rappeler que ses propos ne s’appliquaient qu’au conflit entre syndicats et municipalités.

Toujours dans les déclarations controversées, la directrice des communications du parti rouge Maryse Lemieux s’est aventurée en eaux troubles en parlant d’un «vendredi bleu». La députée de Hull associe-t-elle directement l’effondrement de la rue Berri à l’administration de Marc-Olivier Leblanc? «C’est vous qui le dites», a-t-elle répondu aux journalistes lui faisant remarquer le caractère connotatif de cette expression. Mme Lemieux prétend qu’il s’agit d’une référence au froid glacial régnant sur la province.

Le dernier bilan de la situation s’est alourdi de 6 morts et 8 blessés. On compte au total 97 morts, 302 blessés et 67 disparus dans cette catastrophe.

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