Assermentation du gouvernement rouge: où sont les femmes?

Par Fanny Samson

Les nouveaux ministres (c) Simon Vinh

Les nouveaux ministres (c) Simon Vinh

La Première ministre Ariane Hunter-Meunier a présenté un Conseil des ministres composé de 6 femmes et 22 hommes. En plus d’être loin de la parité, le ministère de la Condition féminine brille par son absence. 

Aucun budget ne sera octroyé à la condition féminine. «Depuis deux ans, les rouges ont l’idée de déléguer le flambeau à un organisme à but non lucratif, a fait savoir la Première ministre. Il devra par lui-même trouver ses dons privés.»

L’ex-ministre de l’Égalité des sexes, José-Frédérique Biron, considère que la situation est «déplorable». «C’est tout un champ d’expertise qui est disparu. La Première ministre s’est complètement tirée dans le pied», a-t-elle affirmé.

Au niveau de la parité, Mme Hunter-Meunier n’avait pas manqué de critiquer les bleus. Selon Mme Biron, il s’agit d’un cas typique de «faites ce que je dis et non ce que je fais».

L’omniprésence du « trolling »

Contrairement aux années précédentes, où le curriculum vitae de chaque membre était étalé, la Première ministre a préféré se tourner vers des descriptions plus personnelles et intimes, parsemées d’ «insides jokes» ici et là.

Certains noms de ministères reflètent l’idéologie de leur ministre. C’est le cas du ministre de l’Innovation, de l’Exportation et du Développement des Marchés (IEDM), Yannis Harrouche,  dont le ministère porte l’acronyme de l’Institut économique de Montréal.

Même situation du côté du ministre de la Protection civile du citoyen (PCC), Carl-Olivier Rouleau, aussi président des conservateurs de l’Université de Montréal. Son ministère porte l’acronyme du Parti conservateur du Canada.

Le chef de l’opposition officielle, Marc-Olivier Leblanc, a d’ailleurs affirmé ses doutes par rapport à l’ensemble des ministres et de leurs thématiques. «Il va falloir qu’on se pose des questions. Nommer des ministres par le fait qu’ils sont de bons blagueurs ou de bons « trolls », je crois que c’est inacceptable pour un gouvernement qui se prétend être le représentant de la nation québécoise.»

Alors que les rouges n’avaient pas manqué de critiquer le Conseil des ministres des bleus l’an dernier pour sa taille, le chef de l’opposition officielle considère la situation actuelle assez ironique. «Ils nous critiquaient de ne pas couper dans les dépenses. Pour l’instant, je trouve que c’est un gouvernement très paradoxal et bizarre.»

Mme Hunter-Meunier a justifié son choix en déclarant que «près de la moitié du caucus des bleus était ministre [ou ministre délégué] l’an dernier», ce qui n’est pas le cas du sien. «On n’alourdit pas la taille de l’État, au contraire. On fait simplement la rendre plus efficace, pour qu’une tête se penche sur un dossier à la fois.»

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