Commission de l’économie et du travail: un dialogue satisfaisant

Par Fanny Samson

Commission parlementaire sur le dialogue social, avec le ministre Thierry Fournier. (c) Simon Vinh

Commission parlementaire du projet de loi sur le dialogue social, avec le ministre Thierry Fournier. (c) Simon Vinh

C’est dans la coopération qu’a eu lieu la commission de l’économie et du travail sur le projet de loi sur le dialogue social du ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social, Thierry Fournier.

«Ils ont su respecter l’esprit du principe qui a été adopté en chambre. 95 % de la loi est restée telle quelle», a déclaré le ministre.

Les deux partis se sont entendus sur ce projet de loi qui vise à donner plus de pouvoir aux patrons dans les relations entre employés et employeurs. Le projet vise l’abolition des crédits d’impôt et du droit au lock-out pour les municipalités. La nouvelle loi obligerait également les syndicats à publier leurs états financiers.

Les membres de la commission ont décidé de se prévaloir de leur vote secrètement, comme le projet de loi l’impose au sein des syndicats. Un clin d’œil au caucus des bleus qui était favorable à ce point.

Les points dérangeant le plus les membres du caucus des bleus étaient ceux touchant le Régime-Avantage, qui permettra aux entreprises en difficulté économique de se soustraire à certaines conditions du Code de travail. Il s’agit d’«une option de plus pour garder son emploi». Les clauses sur le salaire minimum, les congés parentaux et le port de vêtements particuliers ont été amendés.

M. Fournier considère que le projet de loi est plus «élégant ainsi». Selon lui, les discussions ont apporté «une finesse au niveau légal des mécanismes de la loi».

De son côté, le critique du projet de loi de l’opposition officielle, Cédrick P. Labarre, croit avoir fait des gains pour les travailleurs et les citoyens québécois, malgré la position minoritaire de son caucus. «Par principe idéologique, on pourra jamais dire qu’on est satisfait, mais comme ils avaient la majorité, ils auraient pu refuser le dialogue social, sans moindre consentement, ce qui n’a pas été le cas.»

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