Consensus sur une question de transparence

Par Camille Caron

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Photo: Olivier Dénommée

Une des conférencières au débat des chefs du samedi 7 novembre dernier, la correspondante parlementaire au Huffington Post et ancienne participante du PEQ Catherine Lévesque, a posé une question aux deux chefs : « Où placez-vous la ligne entre ce qui est acceptable et non acceptable, et que diriez-vous au chef du parti de l’opposition si l’un de ses députés prenait les parts d’action d’une compagnie et qu’il y avait conflit d’intérêts? » Sur le fond de la question, les deux points de vue présentaient des similitudes.

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Photo: Olivier Dénommée

Pierre-Olivier Campagna, chef rouge, souhaite souligner qu’il y a un manque de candidats dévoués et déterminés, avec de l’expérience et qui veulent donner leur vie à la politique. Aucune loi ne devrait refuser des gens en politique : « Je ne vais certainement pas encourager le fait de rejeter des gens de la politique actuelle », a-t-il commenté, en rappelant qu’il y a déjà des règlements et des tutelles dans ces cas particuliers. À l’instar du chef du parti rouge, le chef bleu Francis Bouchard compte changer l’image que l’on donne de la politique au public. S’il y a selon lui un manque d’implication, il estime en connaître la raison : « Ce manque d’implication est notamment motivé par le cynisme qu’il y a en politique », poursuivant avec les messages que cela envoie aux prochaines générations. La corruption en politique montrée par les médias à la population est un autre facteur qui démotive les citoyens. Monsieur Francis Bouchard affirme qu’il veut le plus de transparence possible.

Le taux de confiance de la population envers les politiciens n’a jamais été aussi bas, selon monsieur Campagna. Celui-ci explique que ce manque de confiance vient surtout des conditions associées à la classe politique, notamment en ce qui concerne le salaire et l’imputabilité. « Je pense que si les politiciens gagnaient dix fois leur salaire, mais qu’on était dix fois plus rapide à les enlever de leur poste ou à leur taper sur les doigts dès qu’il y a quelque chose qui sort de l’ordinaire, on se rapprocherait plus d’une société transparente. »

Son adversaire insiste sur le fait que les intérêts privés, ou même ce qui pourrait s’apparenter à des conflits d’intérêts, ne devraient être aucunement cachés au public. Sur ce point, les deux partis sont parvenus à s’entendre.

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